Note sur la situation de Canal Gestion S.A.

Traduction en français d'un article de la Plateforme contre la privatisation du Canal Isabel II

La société anonyme s'endette, le service public se dégrade, tandis que les actionnaires augmentent leurs dividendes.

En juillet et août 2014, certains médias ont rapporté que la société anonyme Canal d'Isabelle II Gestion (auparavant Canal Gestion S.A.) était en train de réaliser des enquêtes pour faire appel au marché de la dette, par le biais de l’émission d'obligations, sans que soient connues les causes ni les objectifs de ce financement. Au début de septembre, 5 Días annonçait que le processus d'émission d'obligations était très avancé aussi bien pour Eaux de Barcelone (Agbar) que pour Canal Gestion. Dans le cas du Canal, la Banque de Santander, BBVA, Société Générale, Caixa Bank et la britannique HSBC avaient été contactés. Le périodique commentait l'utilisation de cette forme de financement, comme un moyen de diminuer la dépendance au financement bancaire. Une fois de plus, Canal Gestion est en train de réaliser une opération de grande envergure, qui peut avoir une incidence négative sur le futur de la société, avec une opacité totale et sans que l'Assemblée de Madrid n'en ait connaissance, ni bien sûr les citoyens.

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L'approbation du Décret sur la Redevance de l'eau serait une fraude démocratique

Communiqué de la plate-forme Aigua es vida

9 juillet 2014.

Nous demandons à toutes les forces politiques du parlement qu'elles n'accordent pas demain un chèque en blanc au gouvernement néolibéral de CiU

Demain le Parlement de Catalogne met au vote un Décret Loi sur la Redevance de l'eau dont on nous explique pour l'essentiel qu'il s'agira d'une convention entre l'Agence Catalane de l'eau (ACA) et l'Aire Métropolitaine de Barcelone (AMB) dans laquelle l'ACA cédera les revenus provenant de la redevance de l'eau à l'AMB pendant une période maximum de 30 ans; en échange il sera versé un paiement unique en compensation. Nous pouvons extraire quelques éléments de cette convention secrète :

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Berliner Wassertisch: les principales étapes

En 1999, L’Etat fédéré de Berlin est confronté au même problème financier que beaucoup d’autres villes et régions d’Europe. Il a des dettes d’environ 34,8 milliards d’euros. L’administration de Berlin a seulement une solution à ce problème: Berlin doit économiser de l’argent et privatiser les services publics. Le Traité de Maastricht est cité comme justification à ce choix politique, puisqu’il exige que les Etats membres de l’UE « consolident » leurs budgets. Cette politique de privatisation, généralement connue comme PPP (Partenariat Public-Privé), est imposée contre le souhait de la population. Entre 1994 et 2007, Berlin vend environ 13,7 milliards d’euros de biens publics. Aujourd’hui, la dette de Berlin s’élève à 62 milliards d’euros. La politique d’alors se base sur le dogme « Le privé fait mieux que le public ». Et il n’y a aucune force politique de gauche exprimant le souhait des citoyens.

berlin

La démocratie directe entre en scène

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Solidarité avec les militants de Thessalonique

Nos amis grecs et les militants de Thessalonique ont besoin de notre aide et de notre solidarité pour que l’eau reste dans les mains du public !

À Thessalonique une lutte contre la privatisation de l'eau est en cours. EYATH, la société publique d’eau et d'assainissement de Thessalonique, va être vendue dans le cadre du programme d'austérité de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI).

Le projet de privatisation des services d'eau a soulevé une large résistance à Thessalonique. Dans le but de donner la parole aux citoyens, une assemblée générale du collectif SOS te nero (Sauvons notre eau) a décidé d'organiser un référendum populaire sur la privatisation de l'eau, qui se tiendra le dimanche 18 mai 2014, en même temps que le premier tour des élections locales.

"Ce référendum a un caractère populaire, et découle essentiellement de la volonté des citoyens de faire connaître leur opinion sur la gestion future des services publics de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement". (Association régionale des municipalités de Macédoine centrale, décision unanime du Conseil concernant le référendum local sur la privatisation de EYATH, 14 Mars 2014)

Le référendum est non contraignant, mais il est prévu que les investisseurs respectent le résultat du référendum s’il dit qu'ils ne sont pas les bienvenus.

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Alcàzar de San Juan continue à se battre pour l'eau publique

Les habitants d’Alcàzar de San Juan se sont enfermés dans la mairie pendant 72 heures pour exiger la tenue d’un référendum relatif à la privatisation de l’eau, exigence appuyée par 11000 signatures dans une municipalité comptant 32000 habitants. La mairie a répondu par le rejet de cette revendication et l’adjudication provisoire de l’eau de San Juan à Aqualia, une entreprise du groupe FCC (Fomento de Construcciones y Contratas) pour une durée de 25 ans.

Malgré la décision de la Mairie favorable à la privatisation prise grâce au vote préférentiel du maire qui départageait un résultat de 10 voix pour et 10 voix contre, la population d’Alcàzar manifestait à nouveau le Vendredi après-midi. Plus de 5000 personnes ont parcouru les rues en criant « oui, c’est possible ! », « si toi aussi tu prends la douche, prends part à la lutte ! » « l’eau ne se vend pas, elle se défend ! », « Ortega, démission ! », pour arriver au siège d’Aqualia avec la lecture d’un communiqué improvisé disant que le plus important dans l’action menée n’est pas la réponse reçue mais les questions posées et précisant que la mobilisation se poursuivrait.

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