Recours en justice du Comitato Umbro Acqua Pubblica contre Umbra Acque spa

25 Juin 2022

Action populaire auprès du tribunal de Pérouse par le Comitato Umbro Acqua Pubblica
Avec la gestion privée, les comptes ne sont pas équilibrés pour le citoyen.

Il est prouvé depuis longtemps que profits et services publics sont incompatibles et que la gestion privée maximalise les profits et laisse les dettes et les dysfonctionnements au public.

C'est le cas du service de l'eau qui, après presque 20 ans de gestion privée, a généré des profits et consolidé le patrimoine du gestionnaire grâce au financement public et à l'application de tarifs très élevés.

Alors que les citoyens économisent sur la consommation d'eau parce qu'ils sont sensibles à la préservation de la ressource, ainsi qu'à la facture, les politiciens, d'une part, s'alarment de la crise de l'eau (sécheresse et rationnement de l'eau) et, d'autre part, cautionnent le gaspillage et la surconsommation, comme par exemple, la perte de 50% de l'eau introduite dans le réseau de distribution. Ce taux de perte élevé est causé par la défaillance des opérateurs incapables de réaliser les investissements prévus pour le renouvellement du réseau et la réparation de fuites.

Le cœur du problème est que la gestion privée de services publics essentiels (santé, transport, école...) dans notre cas, le service de l'eau, ne peut qu'entraîner des coûts de gestion élevés, un gaspillage des ressources, une dégradation des infrastructures, une précarité de l'emploi, une perte des compétences professionnelles.

Tout cela a été mis en évidence par le Comitato Umbro Acqua Pubblica qui a poursuivi devant le tribunal de Pérouse Umbra Acque spa, gestionnaire du service de l'eau de 38 mairies de l'Ombrie, avec une action populaire, vu l’inertie de l'assemblée des municipalités qui devait contrôler l'activité du gestionnaire. L'assemblée des municipalités au lieu d’exiger qu’Umbra Acque spa respecte le contrat de gestion, en appliquant si nécessaire les pénalités prévues, a continué durant toutes ces années à souscrire à tout ce qui venait du gestionnaire sans effectuer un quelconque contrôle.

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Manifestation contre un projet de bassine à Epannes

Ce samedi 26 mars, plus de 7 000 personnes se sont rassemblées dans les Deux-Sèvres à la Rochénard, une mobilisation d'une ampleur inédite contre les projets de méga-bassines qui accaparent l'eau dans la région. La manifestation s'est poursuivie par le démontage du réseau d'alimentation d'une future bassine, qui prélevera l'eau au détriment des besoins des habitants de Vallans en eau potable.

Le cortège festif et coloré s'est rassemblé sur le site d'un des projets de bassine de 220 000 m3 et 7 hectares, Sev5, où habitants, paysans, syndicalistes, naturalistes, militants du climat, ont rappelé leur détermination à stopper ces projets pour protéger et partager les ressources en eau. Munis de bêches, de plants et de semis, les participants ont encerclé puis replanté et occupé l'espace de cette bassine en projet... devant appartenir, entre autres, au président de la FDSEA des Deux-Sèvres.

Les manifestants ont ensuite excavé et prélevé plusieurs sorties d'eau du réseau de pompage de la bassine en projet d'Epannes. Lors de la dernière manifestation, le débâchage d'une bassine et le démontage d'une pompe avait montré la fragilité de ces infrastructures, encore démontrée aujourd'hui par le prélèvement et la mise hors service de cette partie du réseau - malgré un dispositif policier disproportionné et portant atteinte à la liberté de manifester. Une nouvelle d'autant plus importante que ce réseau de pompage devait servir à détourner l'eau des habitants de Vallans, mais aussi à concentrer les droits d'eau pour une poignée d'exploitants agricoles, au détriment de tous les autres. Ce montage démontre bien que les bassines serviront à augmenter les prélèvements d'eau et pomper toujours plus dans les nappes phréatiques, malgré ce que veulent faire croire les promoteurs de ces bassines.

En fin de journée, malgré les tentatives répétées de bloquer l'arrivée des tracteurs et les interdictions préfectorales, les manifestants ont finalement réussi à faire la jonction avec eux, alors même que les paysans sont les premières victimes de ces projets d'accaparement d'eau, typiques de ce modèle agro-industriel.

L'ampleur et la détermination inédites de ce nouveau rassemblement ne sont pourtant qu'un début : les manifestants appellent d'ores et déjà à un printemps maraichin et à plusieurs mois de mobilisation intense contre les méga-bassines tant que ces projets ne seront pas stoppés.

Alors que le gouvernement semble vouloir soutenir et financer tous les projets de méga-stockage d'eau en France et suite au Varenne de l'eau, co-piloté par la FNSEA et les agro-industriels,

Alors que la société anonyme des Deux-Sèvres se targue du remplissage d'une première bassine à Mauzé-sur-le-Mignon, dans un contexte de grave déficit hydrique des nappes phréatiques et des rivières,et annonce pouvoir démarrer trois nouvelles méga-bassines (Priaires, Epannes et Sainte Soline),

Alors qu'en réponse, des débâchages de bassines se multiplient en Poitou-Charentes,

Nous amplifierons toujours plus notre mobilisation et nos résistances face à ces projets aberrants.

No bassaran !

Penser les glaciers comme des acteurs d’un monde que nous habitons en commun

En 1944, alors que la seconde guerre mondiale fait rage et brutalise le monde, Aldo Leopold se pose la question de l’« éthique de la terre ». Face à l’humanisme brisé et aux milieux de vie ravagés, cet ingénieur forestier américain nous enjoint d’adopter le point de vue d’une montagne pour nous décaler intérieurement et nous donner les moyens de changer de monde. Et si nos existences étaient mêlées à celles des autres êtres vivants et entités mouvantes, et si, ensemble, ils formaient un réseau tendu vers un devenir commun ? Et si les humains, les animaux, les montagnes, les forêts, les rivières, les glaciers et les prairies partageaient plus qu’une simple relation d’utilitarisme, et s’ils coexistaient au-delà, ou en deçà, des formes étriquées de calculs coûts-intérêts que nous, humains issus de la modernité industrielle, leur avons assignées ? Telles sont les questions qui animaient le précurseur de la pensée écologique il y a plus d’un demi-siècle ; telles sont les questions que nous souhaitons reposer aujourd’hui.

Notre histoire parle d’un glacier. Un glacier qui surplombe une vallée encaissée des Hautes-Alpes, au pied de la Meije, dans le canton de La Grave. Un glacier sur lequel une entreprise d’exploitation a décidé de construire un troisième tronçon de téléphérique, dont l’arrivée culminerait à 3 600 mètres, devenant ainsi le digne concurrent de l’aiguille du Midi chamoniarde. Cette infrastructure ouvrirait, dans l’avenir, la possibilité de créer un énième super-domaine de ski, permettant à terme de relier les stations de l’Alpe-d’Huez, des Deux-Alpes et de La Grave.

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STAL salue la décision de la municipalité de Setúbal de récupérer la gestion de l'eau et de l'assainissement

STAL se réjouit du vote par le conseil municipal de Setúbal, le 24 novembre 2021, de la récupération de la gestion publique de l'eau et de l'assainissement par la municipalité, mettant ainsi fin à la concession à des entreprises privées adoptée en 1997 par le parti socialiste, une décision marquée par plusieurs soupçons, dans laquelle EPAL - la principale entreprise publique de l'eau au Portugal - s'était même vu interdire de concourir par la ministre de l'Environnement de l'époque, Elisa Ferreira, favorisant ainsi clairement les intérêts privés.

La décision proposée maintenant par le parti communiste et la coalition des verts-CDU, correspondant à un engagement électoral pris lors des dernières élections locales par cette force politique, a été adoptée avec les votes en faveur des socialistes et l'abstention des sociaux-démocrates. Selon la note publiée par la municipalité, "la gestion publique effectuée par des services municipaux ou des services municipalisés est celui qui s'adapte le mieux à la réalité" et qui, d'un point de vue financier, "devrait représenter une valeur ajoutée supérieure" pour la municipalité de Setúbal "et de meilleures conditions tarifaires pour les usagers".

Pour STAL, il s'agit d'une grande victoire pour la population et les travailleurs, et constitue un autre exemple - après Mafra, Paredes et Santo Tirso, qui ont aussi mis fin aux concessions - qui dément la supériorité proclamée de la gestion privée et confirme que les secteurs de l'eau et de l'assainissement ne doivent pas quitter la sphère publique. 

À cet égard, le syndicat rappelle qu'à Fafe, où Indáqua facture l'une des eaux les plus chères du pays, le contrat se termine à la fin de 2021, ainsi qu'à Trancoso, une autre localité, et il réaffirme ainsi la demande que ces municipalités mettent fin à la privatisation. 

Pour cette raison même, STAL continuera à se battre pour une loi qui empêche la privatisation, sous quelque forme que ce soit, de ces services essentiels et exige la remunicipalisation des services privatisés par des contrats abusifs déjà déclarés illégaux par la Cour des comptes. 

Améliorer le service public et défendre les droits des travailleurs

STAL souhaite que la période de transition qui s'écoulera jusqu'à la création et l'installation des services municipaux se déroule normalement, et exprime, dès à présent, sa totale disponibilité pour accompagner et participer à ce processus, sachant que le Conseil municipal devra admettre tous les travailleurs, dont les droits doivent être pleinement sauvegardés.

Comme le Syndicat l'a toujours affirmé, la privatisation de l'eau est une décision politiquement illégitime, socialement injuste et économiquement erronée, qui porte gravement atteinte aux intérêts de la municipalité, de la population et des travailleurs. Le retour de l'eau à une gestion publique municipale, constitue naturellement un motif de satisfaction pour ceux qui, comme nous, considèrent que l'eau est un droit et non une activité commerciale; cela peut et doit être surtout l'occasion de développer une gestion engagée dans les valeurs du service public, dans la défense de l'environnement et des droits des travailleurs et de la population. 

Pour notre part, nous sommes disponibles et nous ferons tout pour qu'il en soit ainsi.

STAL - Sindicato Nacional dos Trabalhadores da Administração Local e Regional, Empresas Públicas, Concessionárias e Afins

10 ans, mauvais anniversaire Référendum! Encore Draghi!

Les 11 et 12 juin 2011, après une mobilisation nationale qui a duré 11 ans, le mouvement de l'eau bien commun, né du premier Forum social européen de Florence et qui s’est développé sur tout le territoire, a conduit 27 millions d'Italiens à voter OUI à l'abrogation de l'article 23 bis du décret-loi 112/2008, qui obligeait les autorités locales à privatiser tous les services publics, promu par le gouvernement Berlusconi de l'époque.

C'est également ce qu'espérait le précédent gouvernement Prodi qui, lorsqu'il présidait la Commission européenne en 1999-2004, soulignait déjà que 70% du PIB européen était produit par les dépenses publiques et qu'il était nécessaire de transférer une partie de ce PIB vers les entreprises privées.

L'impact de cette gigantesque mobilisation populaire (où tous les partis politiques ont été réduits au rang de simples supporters, car ils étaient impliqués dans le partage du gâteau des services publics par des systèmes clientélistes) a permis de bloquer les politiques de privatisation des services publics.

C'est dans ce contexte de séisme politico-institutionnel qu'intervient la lettre "secrète" envoyée le 5 août 2011 au gouvernement italien par Jean-Claude Trichet, alors président de la BCE, et par Mario Draghi, gouverneur de la Banque d'Italie, son successeur à la BCE à partir du 1er novembre 2011. 

Les deux institutions bancaires ont secrètement dicté au gouvernement un programme socio-politico-économique, exactement opposé aux résultats du référendum. 

Ce programme prévoyait, par le biais de réformes structurelles visant à respecter les critères de Maastricht, la privatisation des services publics et leur financement par des entreprises privées, le sabordage des négociations salariales collectives au profit des négociations d'entreprise, la réforme des règles d'embauche et de licenciement (qui s'est traduite en 2012 par l'abolition de l'article 18), la mobilité et la flexibilité du marché du travail.

Dans l'optique de la viabilité des finances publiques, il a également impulsé l'accélération du processus d'équilibre budgétaire, évidemment par la réduction des dépenses, l'allongement de l'âge de la retraite et l'égalisation de l'âge de la retraite des femmes dans le secteur privé avec celui du secteur public, "en réalisant des économies dès 2012". Il a également réduit les coûts de l'emploi public en bloquant le recrutement et en réduisant les salaires, le tout devant être réalisé pour le mois de septembre suivant. 

Par conséquent, coupes dans les soins de santé, les universités, la recherche publique et l'ensemble du système éducatif; réduction des dépenses dans le secteur de la justice, coupes dans tous les services publics, à l'exception de l'industrie de la guerre, à tel point que l'Italie est devenu le deuxième producteur mondial dans le domaine des armes légères ainsi que des systèmes de téléguidage de missiles et autres technologies connexes.

Et pour conclure, le programme demandait que soit exercé un contrôle strict sur l'activité de l'administration publique et sur l'endettement, par le biais d'indicateurs de performance, et que les provinces soient abolies. 

Le gouvernement "technique" Monti (mais peut-on qualifier l'ultra-libéralisme de technique ?), avec une majorité de 96% au parlement, a commencé à mettre en œuvre le programme Draghi-Trichet, qui a dicté la ligne de conduite des gouvernements pour les 10 années suivantes (Letta puis Renzi, puis Gentiloni pour finir avec Conte Un et Deux).

L'objectif à l'époque était de stopper les dépenses publiques afin de ne pas augmenter la dette publique, déjà très élevée, et qui coûte très cher en termes d'intérêts.

10 ans plus tard, ils veulent nous faire croire que le mécanisme s'est inversé ! Mais le dogme libéral est le même et il est même pire !

L'ennemi du peuple italien Mario Draghi, étrange mélange d'Opus Dei et de libertarianisme financier autoritaire, qui s'était opposé à la volonté du peuple exprimée lors du référendum de juin 2011, est nommé à la tête du "gouvernement d'unité économique" avec une très large majorité, où tout le monde est intéressé de grignoter des miettes du gâteau de milliards d'euros "donnés" par l'Union européenne pour la relance économique après le blocage dû à la pandémie.

Le soi-disant PNRR (Plan national de redressement et de résilience) a été approuvé, conformément à la lettre de 2011 dix ans plus tôt, avec l'ajout du développement de la numérisation de l'administration publique en faveur des multinationales du secteur.

Avec l'espoir d'un financement européen, l'État italien peut dépenser ce qu'il veut sans tenir compte des coûts ! Et même s'endetter davantage ! 360 milliards de dollars de prêts ! Plus de 312 milliards de subventions ! Le programme établi pour une période de 6 ans trace la route du futur gouvernement qui résultera des prochaines élections générales en 2023 ! 

Les piliers du PNRR sont les réformes structurelles nécessaires pour ouvrir les portes à la privatisation et à la financiarisation du pays. La réforme de l'administration publique et la réforme du système judiciaire sont à la base des "missions". Le bon fonctionnement de l'administration publique sera garanti par la flexibilité et l'accélération des procédures qui se matérialiseront par : 

  • Des contrats précaires à des jeunes, dans le cadre du turnover, évidemment dotés de diplômes, de masters et de formations informatiques, embauchés avec des contrats à durée déterminée ou d'autres formes d'embauche "facilitées" (lire contrats précaires).
  • La numérisation de l'ensemble de l'administration publique avec le département de la transition numérique/AGID et l'arrivée du portail numérique unique européen, c'est-à-dire en soumettant l'administration publique italienne à une contrainte européenne, impossible à modifier ou à gérer au niveau national.
  • La simplification des procédures de passation de marchés et de travaux publics (éliminer les évaluation des incidences sur l'environnement), convenue avec les associations des entreprises, qui garantira des profits faciles, des coulées de béton et peu de contrôles sur le territoire et l'environnement, afin de réaliser et terminer les grands travaux déjà prévus (TAV, le pont entre la Sicile et la Calabre, investissements hydrauliques déjà financés par les tarifs, route et port).
  • La réforme du code des marchés publics, visant à faciliter les procédures pour les montants inférieurs au seuil communautaire, fixant les charges pour les participants, ainsi que pour l'administration publique, augmentant la numérisation de la passation des marchés publics.
  • Les réformes fiscales avec la mise en œuvre d'un fédéralisme fiscal où la distribution des ressources sur les territoires se basera sur le calcul d’une exigence standard et de la capacité fiscale de chacun.
  • L'ouverture au marché et à la concurrence par la réforme de la loi annuelle pour le marché et la concurrence qui supprimera toute contrainte qui entraverait un marché compétitif, et favorisera la protection des intérêts économiques.
  • La construction des infrastructures au niveau national pour la 5G se met en place partout, même pour la formation à distance de la maternelle à l'université, car l'avenir c’est des salles de classe sans élèves, des écoles sans socialisation, avec des enseignants virtuels. Or, on sait déjà que les ondes électromagnétiques touchent 5 fois plus les sujets de moins de 20 ans. Le droit à l'éducation de la personne disparait au profit d'une simple formation aux fonctions requises par le système économique de plus en plus lié au pouvoir virtuel contrôlé par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft).
  • Télémédecine pour tous et soins de santé numériques notamment à domicile afin de pouvoir fermer des lits dans les hôpitaux. Le médecin devra avoir des compétences numériques et managériales élevées pour une exploitation adéquate des technologies les plus avancées, pour l'analyse des données, pour la planification des soins au niveau du système. La médecine n'est plus un art mais un Hippocrate numérique qui se nourrit de télémédecine, de vaccins et de statistiques, alors que la prise en charge de dizaines de milliers de patients par les médecins généralistes libéraux a échoué en seulement 15 mois de pandémie.

Mario Draghi et ses collaborateurs se sont surpassés avec ce programme qui dessine l'avenir d'un pays économiquement détruit avec une structure sociale complètement à la dérive, où la gestion du Covid-19 au cours des 15 derniers mois a créé les bases de l'acceptation sociale, politique et économique de cette vision d’une Italie future. La fameuse stratégie du choc décrite par Naomi Klein. Les choix de ce gouvernement visent à anéantir ce qui reste des services publics, à transformer définitivement les droits autrefois garantis par la constitution en privilèges pour les sujets payants.

Mais un mot surtout est récurrent : NUMÉRISATION. 

C'est donc parti pour la 5G avec un développement extraordinaire du réseau par le biais d'une infrastructure nationale dans une situation d'urgence sanitaire pour alimenter les géants du numérique comme Bill Gates, Alibaba et Jack Ma, BlackRock, Bezos, Huawei et compagnie, qui, en 2020, avec des actions technologiques au sein du Nasdacq en hausse de 43%, ont profité de la pandémie comme jamais auparavant alors que les ressources de milliards de personnes dans le monde étaient anéanties.

Ici se profile la réalisation d'une techno-structure mondialisée, supra-étatique, gérée par une élite où, selon les indications de Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial de Davos, convergeront identité physique, identité numérique et identité biologique fusionnées et, pourquoi, comme le suggère Christine Lagarde dans un tweet, ne pas penser à un Euro... numérique remplaçant l'argent réel par un argent virtuel dans les mains de la finance.

Cher Référendum, nous vous souhaitons un très mauvais anniversaire, alors que les services publics disparaissent, et que le service national de la santé n'a pas réussi à protéger toute une génération d'italiens qui a voté OUI il y a 10 ans. Le service intégré de l'eau s'est retrouvé entre les mains de requins comme Suez ou Veolia, qui sont désormais directement intéressés par l'appropriation des ressources en eau. Les tarifs, toujours grevés de la rémunération du capital investi sous un faux nom, sont désormais tels qu'ils représentent une ponction mensuelle importante dans le budget des ménages et que ceux qui n'en ont pas les moyens sont exclus de l'offre et catalogués comme mauvais payeurs sur Internet. La numérisation a déjà fait disparaître les guichets physiques et les guichets en ligne répondent aux demandes même si vous avez un SPID (système public d’identité numérique) !

Mais comme le dit HK, Kaddour Hadadi, dans la chanson Danser encore : “Ne soyons pas sans résistance les instruments de leur démence”.

Comitato Umbro Acqua Pubblica