Les Irlandais s’opposent aux compteurs d’eau

L’eau facturée, qui était jusqu’ici gratuite, focalise la grogne des Irlandais, qui manifestent aujourd’hui, 31 janvier 2015.

Les Irlandais vont une nouvelle fois descendre dans la rue ce samedi pour protester contre la mise en place de compteurs d’eau individuels dans les foyers. Jusqu’ici, la consommation d’eau n’était pas facturée en Irlande. Une taxe sur l’eau était en effet incluse dans les impôts. La distribution de l’eau était donc quasi gratuite.

Le projet d’installation de compteurs, décidé par le gouvernement en 2013 et mené par Irish Water, une société créée par l’État, devait aboutir en ce mois de janvier. Mais en novembre, de grandes manifestations contestaient ce projet, listé parmi les réformes exigées par le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne, en contrepartie d’un plan d’aide financière à l’Irlande, touchée par la crise.

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Espagne: un million de foyers en difficultés de paiement des factures d’eau en 2013

AEAS, l'Association espagnole de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement reconnaît qu'en Espagne 970 000 foyers ont reçu un avis de coupure d'eau durant la dernière année. AEAS extrapole ce chiffre à partir d'une enquête portant sur 100 000 compteurs d'eau. Selon AEAS, pour ces 100 000 compteurs, il y aurait eu 5128 avis de coupure d'eau et 180 finalement exécutés.

Si ces chiffres sont justes, cela représenterait le double des calculs effectués par les organisations de défense de l’eau comme droit humain. Elles ont lancé cette année une campagne alertant sur le fait qu’un demi-million de foyers sont dans l’impossibilité de payer leur facture en Espagne. De fait, dans la logique des chiffres de l’AEAS, 50 000 foyers seraient sous la menace de coupures préventives d’eau, soit 3 500 familles privées d’accès à l’eau potable chaque mois.

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Eau de Paris passe l’examen de la Chambre régionale des comptes

S’il a rencontré quelques difficultés au démarrage, le retour en régie de la gestion de l’eau dans la capitale s’avère globalement positif, selon un rapport publié le 21 octobre par la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France. Les magistrats mettent toutefois l’entreprise publique en garde contre la baisse régulière des recettes.

C’est pour 3 raisons que la ville de Paris a décidé de «remunicipaliser» la production d’eau potable en mai 2009 et sa distribution en janvier 2010: meilleure maîtrise du service, prise en compte de préoccupations environnementales et baisse des coûts.

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Comités de bassin: l'interminable scandale

Le ministère de l’Ecologie vient de procéder, dans les plus grandes précipitation et opacité, au renouvellement des représentants de l’Etat, des collectivités locales et des usagers, socio-professionnels et domestiques, qui siègent au sein des Comités de bassin des Agences de l’eau. Alors que Delphine Batho (ministre de l’Ecologie) s’était engagée en 2012 à créer un 4ème collège d’usagers domestiques au sein des Comités de bassin, le lobby de l’eau a enterré, après son éviction, toute perspective d’élargissement des instances de gestion de l’eau à la société civile, en multipliant des démarches fortement entachées d’illégalité, dont la plus emblématique a déjà été déférée devant le Tribunal Administratif de Paris.

Au début de l’année 2012, avant même que n’éclate le scandale de l’Onema, Delphine Batho, reconnaissant le bien fondé d’une très ancienne revendication des associations de défense de l’environnement et des consommateurs, s’engage à créer un quatrième collège d’usagers domestiques au sein des Comités de bassin, dans le cadre de la réforme de la politique de l’eau engagée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault le 18 décembre 2012.

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Le Président de l’Eurozone et Ministre des finances Néerlandais Dijsselbloem souffre d’une écrasante défaite dans la saga Grecque

Communiqué de presse de l'EPSU

Bruxelles, 30 juin 2014 - La privatisation des entreprises Grecques de l’eau à Athènes et à Thessalonique a été suspendue. Ce sont les nouvelles rapportées aujourd’hui à l’Assemblée générale de la Compagnie des eaux de Thessalonique (EYATH). Les représentants des travailleurs ont applaudi le rapport selon lequel la privatisation en cours de l’entreprise publique est en conflit direct avec la décision du Conseil d’Etat qui a décrété que la privatisation de la Compagnie des eaux Athénienne, souhaitée par le Gouvernement Grec et accueillie par le Président de l’Eurozone et Ministre des finances Néerlandais Dijsselbloem, était illégale. Les travailleurs, leurs syndicats et une large coalition de mouvements sociaux avaient déjà organisé avec succès un referendum dans lequel 98% des voix de près de 220 000 personnes avaient dit NON à la privatisation, le 18 mai 2014.

Une déclaration de l’agence de privatisation HRADF (ou Taiped) indique que toute décision future de HRADF devra respecter la Constitution Grecque et la volonté du peuple. Suez et Mekorot n’ont pas encore présenté d’offre. C’est un signe de la nature juridique incertaine et de la réticence à s’engager dans une bataille locale prolongée avec les syndicats, les mouvements sociaux et les hommes politiques, qui ont tous soutenu le referendum.

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Le gouvernement grec panique et menace d'arrêter les organisateurs du référendum sur l'eau à Thessalonique

La tentative du gouvernement grec de contrecarrer le référendum contre la privatisation de l'eau, en le qualifiant d'illégal, est un défi et montre le profond mépris du gouvernement pour les institutions démocratiques.

Les habitants de Thessalonique auront l'occasion de participer à une expérience unique dans une démocratie, ce dimanche, puisqu'ils sont invités à voter pour un référendum non officiel sur la privatisation de l'eau de la ville en déposant leurs bulletins de vote devant les bureaux de vote lors des élections municipales. Ce référendum a été approuvé à l'unanimité par toutes les municipalités qui composent la région de la deuxième ville du pays.

Mais le gouvernement en a décidé autrement: dans une circulaire adressée au procureur de Thessalonique, le ministre de l'intérieur demande au procureur de faire arrêter quiconque utilisera les registres officiels pour le référendum concernant la privation.

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